Les oracles en Egypte ancienne

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La prochaine conférence proposée par l’association PAPYRUS aura pour thème « Les oracles en Égypte ancienne » et sera présentée par Pierre Grandet.

La notion d’oracle recouvre, dans l’Égypte ancienne, deux types de manifestations religieuses, très différentes, par exemple, de celles du monde antique gréco-romain, aux réponses obscures et toujours ouvertes à l’interprétation.

D’une part, un dieu (généralement Amon) peut manifester, sans y avoir été sollicité, sa faveur envers une personne et jusqu’au choix d’un roi. L’événement est alors salué comme un véritable miracle. De l’autre, il peut répondre, par oui ou par non, à une sollicitation formulée généralement par écrit dans son sanctuaire.

Le premier type d’oracle apparaît au début de la XVIIIe dynastie, et est clairement lié, d’une part, au problème de la légitimation d’Hatchepsout et au développement des processions d’Amon. Il connaîtra un grand développement dans « l’État pontifical » thébain du début de la Basse-Époque. Le second est surtout connu, à partir de la XIXe dynastie, par la documentation de Deir el-Medina, et survit, presqu’inchangé, jusqu’à l’époque copte … Il sert généralement à résoudre des problèmes de la vie quotidienne, comme des litiges ou la recherche de coupables de délit, mais aussi à rassurer sur les incertitudes de l’avenir.

Samedi 11 avril 2015: Auditorium du Palais des Beaux-Arts de Lille à 10h15

L’affiche de la conférence est téléchargeable ICI

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Les écritures cunéiformes au Proche-Orient ancien

Affiche Proche-OrientL’exposition « Les écritures cunéiformes au Proche-Orient ancien » se tiendra du mardi 7 Avril au jeudi 7 Mai 2015 à la bibliothèque universitaire centrale de Lille 3

Vernissage de l’exposition le mardi 7 avril à 18h.

Les écritures cunéiformes ont été utilisées dans le Proche-Orient antique pendant plus de 3000 ans. Elles ont noté plusieurs langues anciennes, telles que le sumérien, l’akkadien ou le perse, en se servant de différents systèmes d’écriture : idéogrammes, syllabaires ou alphabets. L’exposition vous propose de partir à la découverte de ces écritures et de leur déchiffrement à travers, notamment, la présentation de moulages d’objets archéologiques, dont celui du célèbre code de Hammurabi, le plus complet des textes de lois connus de la Mésopotamie antique.

L’exposition du Learning Center de l’université Lille 3 reprend, dans une scénographie nouvelle, le contenu des panneaux d’une exposition conçue et présentée à la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès, à Nanterre, en 2007, à l’occasion des 150 ans du déchiffrement de la langue akkadienne.

Autour de l’exposition, réalisée par les étudiants de master, de doctorat et les enseignants-chercheurs de l’université, sont proposés :

• des visites libres ou guidées (tous publics),

• des ateliers d’écriture cunéiforme destinés aux scolaires et aux familles,

• des conférences (tous publics).

- Le jeudi 9 avril à 18h (Bibliothèque universitaire centrale, espace vie étudiante): Conférence de Cécile Michel (CNRS, ArScAn- UMR 7041) et Brigitte Lion (Université Lille 3, HALMA – UMR 8164): Les écritures cunéiformes : déchiffrement, fonctionnement et usages

Le jeudi 23 avril à 18h (Bibliothèque universitaire centrale, espace vie étudiante): Conférence de Philippe Abrahami (Université Louis-Lumière Lyon 2, Archéorient UMR 5133): « Sumérien ou rien ? » Les origines de l’écriture et le déchiffrement du sumérien

Partenaires :

L’Université de Lille, Sciences Humaines et Sociales, le Conseil régional Nord-Pas de Calais, le laboratoire HALMA ‒ UMR 8164 (Lille 3, CNRS, MCC), la Bibliothèque universitaire centrale de Lille 3, la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès (Nanterre), l’équipe HAROC (Histoire et Archéologie de l’Orient Cunéiforme) du laboratoire ArScAn-UMR 7041 (Nanterre), le CNRS et l’atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux.

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Deux nouvelles tombes découvertes à Cheikh Abd el-Gourna

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Les archéologues de l’ARCE (American Research Center in Egypt), qui travaillent sur la tombe 110 à Cheikh Abd el-Gourna ont mis au jour deux nouvelles tombes dans ce secteur.

La première appartient à Amenhotep, portier du temple d’Amon. Elle est en forme de T et mesure 5,1 m de long sur 2,1 m de large et possède une petite pièce annexe de 2 X 2m creusée d’un puits qui conduit probablement à la chambre funéraire. Les scènes peintes sur les murs de la tombe montrent le défunt en compagnie de son épouse face à une table d’offrandes ainsi que des scènes agricoles. Le nom d’Amon a été volontairement arasé ce qui laisse à penser que les fonctionnaires d’Akhenaton sont passés par là

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La deuxième date également de la XVIIIe dynastie et appartient à un dénommé Samout dont l’épouse se nomme Takhat. Les murs peints comportent des scènes de la vie quotidienne. Certaines inscriptions ont été hélas délibérément arasées.

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Destruction méthodique du musée de Ninive

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Du passé faire table rase…

Et imposer sa propre loi : voici ce qui justifierait la barbarie, l’ignorance, l’obscurantisme…

 Un film de propagande est largement diffusé sur le net depuis hier, montrant la destruction d’inestimables œuvres d’art dans le musée de Mossoul, autrefois appelée Ninawa (Ninive). Il s’agit, pour ces iconoclastes de procéder à la « destruction des œuvres condamnables » et d’imposer « l’exhortation au bien »

 Capitale de l’Empire assyrien, Ninawa a connu son « âge d’or » durant le VIIIe siècle av. J.-C.. Son héritage archéologique témoigne de la vitalité de la culture assyrienne dont la grande bibliothèque d’Assurbanipal fut l’illustration. Ninawa tomba dans les mains des Chaldéens en l’an 611 avant Jésus-Christ, marquant la fin de l’empire assyrien.

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Le 24 juillet 2014, les djihadistes de l’Etat islamique en Irak ont procédé à la destruction à l’explosif de la mosquée du prophète Jonas, qui contenait la tombe de ce prophète ainsi que d’autres restes archéologiques datant du VIIIe siècle avant J.-C. et de l’antique Ninive. Ce même jour, ils ont également procédé à la destruction d’une autre mosquée proche. En juin 20014, Ninive est tombée aux mains des Islamistes. Les populations ont été massacrées. Les personnes qui en ont réchappé ont dû fuir.  Les membres du groupe terroriste s’opposent à toute forme de culture. Ils ont déjà organisé plusieurs autodafés, interdit les instruments de musique sur les territoires qu’ils contrôlent et détruit d’autres œuvres d’art.

 Lors du colloque international «Le patrimoine irakien en danger: comment le protéger?» organisé par la France et l’Irak le lundi 29 septembre 2014 par l’Unesco. Le groupe État islamique, qui estime que les statues sont de l’idolâtrie, a ainsi dynamité de nombreuses églises et autres monuments, sanctuaires des patrimoines chrétiens, juifs ou musulmans, ont souligné de nombreux interlocuteurs. Ainsi, la tombe du prophète Jonas et de nombreuses statues à Mossoul ou encore des palais assyriens dans les zones de l’EI ont été «dynamités ou détruits», ont expliqué le Dr Abdullah Khorseed Qader, directeur de l’Institut irakien pour la conservation des antiquités et du patrimoine à Erbil, et Qais Hussen Rashied, directeur du musée de Bagdad, ancien directeur du patrimoine et des antiquités. Toutes ces attaques contre la culture visent à recréer et unifier un nouveau peuple autour de nouvelles valeurs, ainsi qu’à faire oublier leurs propres origines aux habitants. «La culture représente tout ce qui pourrait s’élever contre eux. La culture permet de combattre avec des mots, la culture est l’ennemie de tous ces gens-là. Ils ne veulent voir ni des humains ni des livres

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Littérature et politique à l’Ancien Empire sous la Ve dynastie

La prochaine conférence proposée par l’association lilloise d’Egyptologie PAPYRUS aura lieu le samedi 21 mars à 10h15 à l’auditorium du Palais des Beaux-Arts de Lille.

Dominique Farout, égyptologue, enseignant à l’Institut Khéops et à l’Ecole du Louvre, présentera Littérature et politique à l’Ancien Empire sous la Ve dynastie.

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© MDP

Contrairement à une idée reçue encore assez répandue, l’expression littéraire au service du pouvoir n’est pas une invention du Moyen Empire. C’est à la Ve dynastie, sur les parois des tombeaux, que la littérature politique de l’Ancien Empire atteint son apogée. Il s’agit de l’aboutissement d’une longue mise en place qui commence dès la IIIe dynastie et dure deux siècles. Le conférencier présentera cette gestation et analysera les textes qui en résultent et les raisons politiques de leur rédaction.

Samedi 21 mars à 10h15.

L’affiche de la conférence est téléchargeable ICI

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MDP.DSC05982Benoît Lurson © MDP

Grand succès pour cette conférence impromptue à laquelle ont assisté 80 personnes ! L’heure et demie fut passionnante, les spectateurs étant mis dans la situation même de l’archéologue, et pouvant suivre pas à pas les travaux effectués sur le site. La communication s’est terminée sur une belle promesse que PAPYRUS ne manquera pas de tenir. En effet, la dernière campagne de fouilles a permis de mettre au jour la tombe de la divine adoratrice Karomama (XXIIe dynastie) et Benoît Lurson sera convié à venir nous la présenter après les travaux la campagne 2015. A suivre…

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