Vocabulaire d’architecture égyptienne

A paraître:

F Monnier vocabulaire archi egypt

Vocabulaire d’architecture égyptienne

par Franck Monnier

 

 

Ce manuel se veut être un guide pour l’étudiant, le chercheur et l’égyptologue qui souhaitent employer avec toute la rigueur nécessaire les termes relatifs aux éléments de l’architecture égyptienne de la période prédynastique à la période romaine. Il se veut également utile à tous les passionnés qui, au travers de la lecture d’ouvrages abordant de près ou de loin ce type d’architecture, sont amenés à rencontrer des termes spécialisés dont il est souvent très difficile de trouver une définition claire et précise.
Ce livre, agrémenté d’une centaine de photographies et d’une centaine de dessins explicatifs, compile près de 900 termes dont la recherche peut s’opérer intuitivement et de diverses façons. Ceux-ci sont catégorisés suivant leur appartenance à un type particulier d’architecture, mais figurent également en ordre alphabétique dans plusieurs index : français/anglais, anglais/français et égyptien hiéroglyphique/français. Aux définitions s’adjoignent occasionnellement des discussions sur les termes correspondants, afin de juger de leur pertinence et ainsi fixer leur usage.

Ingénieur féru d’égyptologie, Franck Monnier s’est spécialisé dans l’étude de l’architecture égyptienne sous tous ses aspects (ingénierie, archéologie, témoignages historiques textuels et iconographiques). Il est l’auteur d’articles scientifiques et d’un ouvrage, paru également aux éditions Safran, sur les forteresses égyptiennes reconnu par le HFSC (History of Fortification Study Centre) de Moscou comme la meilleure publication sur l’histoire de la fortification pour l’année 2010. Il conduit actuellement des recherches sur des éléments de structure spécifiques à la construction égyptienne.

Editions Safran : € 39,50 + frais d’envoi. Sous presse

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Le grand Sphinx de Giza

Après la conférence de Florence Barberio sur le décor et l’architecture des tombes du Nouvel Empire dans la Vallée des Rois, et la signature du livre Séthy Ier de Julie-Masquelier-Loorius, Papyrus vous propose de noter sur votre agenda notre prochain rendez-vous :

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 Le samedi 6 avril : « Le grand sphinx de Giza : une histoire méconnue, de l’Ancien Empire à l’époque romaine » par Christiane Zivie-Coche

Le sphinx de Giza, figure emblématique de la civilisation égyptienne, est contemporain des pyramides du plateau de Giza. Mais son histoire qui est méconnue ne s’arrête pas là. Figure du roi à l’Ancien Empire, il a joué un rôle central sur ce site au cours du Nouvel Empire et à l’époque tardive, incarnant désormais une figure divine, centre de pèlerinage.

A 10h30, Amphi 103, 3 rue de la Digue à Lille

L’affiche est téléchargeable ici: Affiche

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Le vieux lion n’est pas mort…

Égypte : patrimoine en péril !  Les pilleurs de tombes mettent en réel danger de précieux monuments.

« L’Égypte va voir la perte définitive de ses trésors historiques les plus sacrés à moins que le président Morsi  ne prenne des mesures immédiates pour contrôler le développement illégal et enrayer le pillage » C’est le cri d’alarme poussé par Zahi Hawass, l’ex ministre des Antiquités de l’Egypte.

Cet avertissement fait suite à la construction récente d’un cimetière moderne sur le site de Dahchour. Vieille de plus de 4500 ans, le site de la Pyramide Noire d’Amenemhat II est désormais grêlé « comme du fromage suisse » ; des pillards sans vergogne y effectuent des fouilles nocturnes espérant  trouver et voler des trésors.

Ce n’est que l’un d’une série de sites majeurs qui ont été laissés à l’abandon et qui tombent en ruines  après la décision de laisser les policiers, qui étaient chargés de les sauvegarder,  abandonner leurs fonctions de protection.

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S’adressant au Sunday Express, le Dr Zahi Hawass, l’ancien ministre d’Etat des Antiquités (jusqu’à ce qu’il soit remplacé à la suite de la révolution de 2011), a déclaré: «Nos monuments précieux sont en réel danger. J’ai vraiment peur pour le riche héritage de l’Egypte ».

«Le gouvernement ne tient pas compte du danger qui menace  les antiquités. Les ministres ne remontent pas l’information jusqu’au président Morsi , parce qu’ils ne veulent pas faire de vagues. Les gens au pouvoir veulent garder leurs nouvelles positions et ont peur de critiquer » «  A  Dahchour, ils ont construit un nouveau cimetière au-dessus de la chaussée qui relie deux pyramides, l’une date de la  IVe dynastie et l’autre de la Ve. C’est totalement illégal. »

«Nous avons vu l’argent destiné à la conservation et aux projets de fouilles détournés pour donner 7.000 emplois à des gens qui finalement  ne travaillent pas.”

Son avertissement intervient alors que le voyagiste Thomas Cook a annoncé qu’il supprime 2.500 emplois supplémentaires parce que les effets du printemps arabe continuent à étouffer le tourisme. En 2011, suite à la révolution, 486.000 touristes britanniques ont visité le pays, près de 200.000 de moins que l’année précédente.

Les villageois de Dahchour ont profité du vide du pouvoir  pour installer un nouveau cimetière après avoir déclaré que les cimetières existants étaient pleins.

Zahi Hawass déplore aussi le naufrage d’un projet de 100 millions de livres destiné à  la restauration au Caire de trente  monuments dont la mosquée Hakim, le complexe d’Al-Nasser Mohamed Ibn Qalawon et Wekalet Al-Rab’a.  «Le projet devait rendre le quartier piétonnier. C’était vraiment un magnifique projet. Mais maintenant des monuments du Vieux Caire ont été démolis au bulldozer et il y a des voitures partout dans la rue el Moez qui risquent de provoquer des fissures graves et d’endommager les monuments.

Plus de 5.697 fouilles illégales ont été menées durant la crise postrévolutionnaire et le chiffre ne cesse d’augmenter. Des agriculteurs opportunistes ont également détourné des centaines d’hectares de sites protégés en terres agricoles dans le delta et du Haut Nil.

Zahi Hawass a ajouté: «C’est une chose de voler un objet qui, peut-être, peut être retrouvé et restitué, mais une fois qu’un site d’importance historique est détruit, réaménagé ou transformé en terres agricoles, il est très difficile, voire impossible, de le récupérer. Quand vous allez aujourd’hui sur le site des pyramides, vous ne voyez que les chameliers et les chevaux. Il n’y a pas de police comme d’habitude. N’importe qui peut faire n’importe quoi. Il s’agit d’une situation très préoccupante. “

Le Dr Tarek El Awady, ancien Directeur général du célèbre  Musée des Antiquités du Caire, a également fait cette  mise en garde: «Nous sommes en réel danger de perdre notre ancien patrimoine. Il s’agit d’un problème qui ne touche pas seulement l’Egypte, mais tout le reste du monde. » « Il est trop tôt pour savoir si le problème est le résultat d’une marginalisation délibérée de l’histoire pré-islamique par les Frères musulmans, ou tout simplement d’une très mauvaise administration, mais il est sûr que le  Président Morsi n’a rien fait pour condamner publiquement ou prévenir ces attaques, tout comme il n’a pas pris de mesures concrètes pour envoyer un message aux touristes pour leur dire que les sites du pays sont sûrs. “

 

D’après Daily and Sunday Express

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On marche sur la tête !

« Insultante, honteuse », telles sont les épithètes attribuées par un chanteur égyptien habitant à Paris, à la statue de Jean-François Champollion, réalisée par le sculpteur Bartholdi,  que l’on peut admirer dans la cour du Collège de France.

Champollion Collège de France

Le chanteur découvre « avec stupeur » la statue, constatant que Champollion pose le pied sur la tête d’un pharaon. Il réalise une vidéo, la poste en novembre 2012 sur Youtube, la commente : « C’est une insulte intentionnelle. Cette statue me scandalise en tant qu’être-humain » et  c’est parti ! Voilà comment on lance une polémique…

Le Ministre égyptien des Antiquités, Mohamed Ibrahim a déclaré à Ahram Online qu’il enverrait une plainte officielle au sujet de cette statue à l’ambassadeur français en Égypte ainsi qu’à la Ministre française de la Culture, car « une telle statue perturbe la relation culturelle entre l’Égypte et la France »*

Quel est le problème ? Champollion pose le pied sur la tête d’une statue d’un pharaon. Ce qui est jugé “insultant”  envers l’Égypte et dénonce une “attitude colonialiste” !

Du coup, certains (heureusement pas tous)  archéologues égyptiens ont adressé une pétition aux ministères des Affaires étrangères et des Antiquités, condamnant cette statue qui leur semble « péjorative » envers la civilisation égyptienne. Il a même été demandé de suspendre toutes les missions françaises archéologiques en Égypte jusqu’à obtention d’excuses officielles et enlèvement de la statue incriminée.*

Alors oui, on marche sur la tête !!! (jeu de mots, je préfère préciser au cas où…)

Soyons sérieux :

Primo, il s’agit d’une statue vieille de 138 ans. Il s’agit d’une œuvre d’art. Champollion ne marche pas sur un pharaon. Il pose le pied sur une sculpture. Sculpture qui aurait pu être n’importe quoi d’autre. Tout comme Auguste Mariette, auquel l’Égypte doit beaucoup,  pose la main sur une autre tête de statue (Boulogne-sur-Mer).

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© MDP

Secundo, il s’agit de symboliser le travail de Champollion, qui, s’il n’avait pas été effectué, n’aurait pas permis à l’égyptologie et donc également au tourisme égyptien, de se développer. Champollion était tout sauf un colonialiste. Et il avait une admiration sans bornes pour l’Égypte !

Tertio, la France et l’Égypte ont de longues relations d’amitié qui ne sauraient être ternies par des âneries de ce genre.

Quatro : L’Égypte traverse des moments difficiles et ce n’est guère le moment d’allumer des polémiques stupides.

Enfin, il me vient à l’esprit qu’un peu partout sur les façades de temples en Égypte, on voit les pharaons tenant des Nubiens, ou des “Asiatiques” par les cheveux tout en brandissant une massue au-dessus d’eux.   Faut-il cacher ces reliefs ? Si jamais les descendants desdits Nubiens et desdits Asiatiques jugeaient cela infâmant …

 * Aucune réaction pour l’instant…

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Intime Égypte, la vie quotidienne au temps des pharaons

Expo Boulogne

 L’Égypte ancienne n’a pas légué que des témoignages de la vie religieuse et artistique. Cette exposition est une invitation à partager la vie quotidienne des Égyptiens.

Trouvés la plupart du temps dans des tombeaux et souvent très bien conservés grâce au climat aride du pays, des outils agricoles, des instruments de musique, des objets de toilette permettent d’appréhender des aspects très divers de la vie des anciens Égyptiens. La vie du quotidien, et pas seulement celle liée à la religion, devient ainsi concrète.

Intime Egypte présente le cadre naturel de l’Egypte ancienne et la façon dont les Égyptiens l’ont exploité : économie rurale, comptabilité, écriture. Le cadre de vie domestique, les rituels de beauté, la musique et les jeux complètent le tableau.

L’Egypte est une des thématiques favorites du public et l’une des collections phares du musée, compte tenu de la figure d’Auguste Mariette, célèbre égyptologue d’origine boulonnaise, fondateur du musée du Caire. L’exposition Intime Egypte est l’occasion de mettre en avant un autre pan de la collection du musée de Boulogne sur Mer constitué d’objets de la vie quotidienne. Elle fait aussi appel à des prêts d’œuvres de plusieurs musées (Mariemont, Rouen, Roanne, Cherbourg, Amiens, Grenoble, Louvre, Angers, Figeac, Strasbourg, Mâcon, Lyon)

Au Château-Musée de Boulogne sur-Mer, du 23 mars au 17 juin 2013

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Stage de découverte de l’Egypte ancienne

Ils étaient vingt enfants cette année à suivre le stage de découverte de l’Egypte ancienne, sous la houlette de l’égyptologue Amandine Marshall.

Apprendre, tout en s’amusant, telle est la devise que les organisateurs ont à coeur d’appliquer. Les enfants ont suivi des conférences, au cours desquelles ils ont posé de nombreuses questions.

Les aventures de l’égyptologue Auguste Mariette, natif de Boulogne sur Mer,  les ont particulièrement passionnés ! Amandine Marshall a captivé son auditoire en racontant avec beaucoup d’humour  la vie du grand homme qu’elle connaît bien puisqu’elle lui a consacré un bel ouvrage

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Ils ont réalisé une stèle, avec beaucoup d’application !

 

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Ils ont joué au jeu du Méhen (du serpent), un mélange de jeu de l’oie et de trivial pursuit…

 

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Ils ont également réalisé une table d’offrandes, comme celles que l’on peut admirer dans les musées… 

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Et tous sont repartis avec leurs oeuvres, la tête pleine de bons souvenirs.  A l’année prochaine !

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