Marguerite Yourcenar et l’Egypte

La prochaine conférence organisée par l’Association d’égyptologie PAPYRUS aura lieu le samedi 23 mai 2015 à 10h15 à l’auditorium du Palais des Beaux-Arts de Lille.

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      Qu’il s’agisse de ses romans les plus connus, de ses essais si pénétrants ou même de ses traductions, l’œuvre de Marguerite Yourcenar témoigne du fait que rien de ce qui est humain n’était étranger à celle qui fut la première femme à avoir forcé les « vieilles portes » de l’Académie française, selon l’expression d’un de ses confrères que cela ne réjouissait visiblement pas.

     Les magnifiques Mémoires d’Hadrien, à travers lesquels l’empereur philhellène revit avec tant de vérité que certains historiens n’hésitent pas à en citer des passages comme si le prince romain en était réellement l’auteur, montrent sa connaissance intime de l’Antiquité. Mais il s’agit de l’Antiquité classique et les civilisations plus anciennes semblent l’avoir moins attirée que celles du Japon ou de l’Inde.

     C’est pourtant sur les bords du Nil qu’elle avait prévu de se rendre juste après sa réception à l’Académie française ; pour diverses raisons, elle n’y vint qu’un an plus tard, en janvier 1982, faisant alors ce qu’on appelait la « croisière longue », remontant tout le fleuve du Caire à Assouan.

     Si, au départ, il s’agissait évidemment pour elle de refaire le périple d’Hadrien, marqué par la disparition d’Antinoüs, ce fut l’occasion de découvrir l’Égypte pharaonique à tous les aspects de laquelle elle continua à s’intéresser pendant les dernières années de sa vie.

Cette conférence, labellisée par le Learning Center Archéologie/Egyptologie, est gratuite.

L’affiche de la conférence est téléchargeable ICI

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Une chapelle de Nectanebo découverte à Héliopolis

L’équipe archéologique allemande qui travaille sur le chantier du temple d’Héliopolis a découvert la partie inférieure d’une chapelle datant du règne de Nectanebo I (XXXe dynastie)

Il s’agit d’un bloc de basalte portant le cartouche du roi. C’est la première fois que l’on découvre une chapelle dans ce lieu Le niveau de l’eau du sous-sol est en train d’être abaissé afin que les archéologues puissent reprendre les fouilles dans ce temple qui est l’un des plus grands et des plus importants de l’ancienne Egypte.

Heliopolis temple discovery Dietrich Raue by Luxor Times 1

Une base de statue a été également mise au jour. Selon Ayman Ashmawy, directeur égyptien de la mission, elle représente le roi Merenptah faisant une offrande à une déesse.

Heliopolis temple discovery Dietrich Raue by Luxor Times 2

Les fouilles montrent différents niveaux d’occupation avec de nombreuses poteries et d’autres éléments dont la date pourrait remonter à l’époque prédynastique.

Dietrich Raue, chef de la mission, espère retrouver les vestiges de la chapelle pendant la prochaine mission archéologique. Il a précisé que le mur en briques crues du temple, de quinze mètres de large, a été découvert et espère mettre au jour d’autres éléments dans le futur.

 © Luxor Times

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Ankhty et Sabi: deux tombes de l’Ancien Empire découvertes à Saqqara

 

Ankhti tomb in Sakkara by Luxor Times 3 copy

Des archéologues français mettent au jour deux tombes de l’Ancien Empire (VIe dynastie) à Saqqara sur le site de Tabit el-Geish.

Ces tombes appartiennent à des prêtres contemporains du règne de Pépi II. Elles ont été découvertes par une mission de l’IFAO dirigée par Vassil Dobrev.

La première est celle d’un dénommé Ankhty. La chambre funéraire se trouve au fond d’un puits de 12 mètres de profondeur.

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 La seconde est celle de Sabi dont la sépulture se trouve au fond d’un puits de six mètres.

Les deux tombes présentent de très belles scènes d’offrandes. Elles contiennent les restes disséminés des corps des propriétaires des tombes qui ont donc été pillées. Des pots d’albâtre et différentes poteries ont également été trouvées dans ces tombes dont les parties supérieures ont été construites en brique crue alors que les chambres funéraires ont été  creusées dans le calcaire.

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Ces tombes montrent des listes d’offrandes, dont les sept onguents sacrés utilisés pour le rite d’ouverture de la bouche.

Info Luxor Times © Ministère égyptien  des Antiquités

 

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Les oracles en Egypte ancienne

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La prochaine conférence proposée par l’association PAPYRUS aura pour thème « Les oracles en Égypte ancienne » et sera présentée par Pierre Grandet.

La notion d’oracle recouvre, dans l’Égypte ancienne, deux types de manifestations religieuses, très différentes, par exemple, de celles du monde antique gréco-romain, aux réponses obscures et toujours ouvertes à l’interprétation.

D’une part, un dieu (généralement Amon) peut manifester, sans y avoir été sollicité, sa faveur envers une personne et jusqu’au choix d’un roi. L’événement est alors salué comme un véritable miracle. De l’autre, il peut répondre, par oui ou par non, à une sollicitation formulée généralement par écrit dans son sanctuaire.

Le premier type d’oracle apparaît au début de la XVIIIe dynastie, et est clairement lié, d’une part, au problème de la légitimation d’Hatchepsout et au développement des processions d’Amon. Il connaîtra un grand développement dans « l’État pontifical » thébain du début de la Basse-Époque. Le second est surtout connu, à partir de la XIXe dynastie, par la documentation de Deir el-Medina, et survit, presqu’inchangé, jusqu’à l’époque copte … Il sert généralement à résoudre des problèmes de la vie quotidienne, comme des litiges ou la recherche de coupables de délit, mais aussi à rassurer sur les incertitudes de l’avenir.

Samedi 11 avril 2015: Auditorium du Palais des Beaux-Arts de Lille à 10h15

L’affiche de la conférence est téléchargeable ICI

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Les écritures cunéiformes au Proche-Orient ancien

Affiche Proche-OrientL’exposition « Les écritures cunéiformes au Proche-Orient ancien » se tiendra du mardi 7 Avril au jeudi 7 Mai 2015 à la bibliothèque universitaire centrale de Lille 3

Vernissage de l’exposition le mardi 7 avril à 18h.

Les écritures cunéiformes ont été utilisées dans le Proche-Orient antique pendant plus de 3000 ans. Elles ont noté plusieurs langues anciennes, telles que le sumérien, l’akkadien ou le perse, en se servant de différents systèmes d’écriture : idéogrammes, syllabaires ou alphabets. L’exposition vous propose de partir à la découverte de ces écritures et de leur déchiffrement à travers, notamment, la présentation de moulages d’objets archéologiques, dont celui du célèbre code de Hammurabi, le plus complet des textes de lois connus de la Mésopotamie antique.

L’exposition du Learning Center de l’université Lille 3 reprend, dans une scénographie nouvelle, le contenu des panneaux d’une exposition conçue et présentée à la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès, à Nanterre, en 2007, à l’occasion des 150 ans du déchiffrement de la langue akkadienne.

Autour de l’exposition, réalisée par les étudiants de master, de doctorat et les enseignants-chercheurs de l’université, sont proposés :

• des visites libres ou guidées (tous publics),

• des ateliers d’écriture cunéiforme destinés aux scolaires et aux familles,

• des conférences (tous publics).

- Le jeudi 9 avril à 18h (Bibliothèque universitaire centrale, espace vie étudiante): Conférence de Cécile Michel (CNRS, ArScAn- UMR 7041) et Brigitte Lion (Université Lille 3, HALMA – UMR 8164): Les écritures cunéiformes : déchiffrement, fonctionnement et usages

Le jeudi 23 avril à 18h (Bibliothèque universitaire centrale, espace vie étudiante): Conférence de Philippe Abrahami (Université Louis-Lumière Lyon 2, Archéorient UMR 5133): « Sumérien ou rien ? » Les origines de l’écriture et le déchiffrement du sumérien

Partenaires :

L’Université de Lille, Sciences Humaines et Sociales, le Conseil régional Nord-Pas de Calais, le laboratoire HALMA ‒ UMR 8164 (Lille 3, CNRS, MCC), la Bibliothèque universitaire centrale de Lille 3, la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès (Nanterre), l’équipe HAROC (Histoire et Archéologie de l’Orient Cunéiforme) du laboratoire ArScAn-UMR 7041 (Nanterre), le CNRS et l’atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux.

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Deux nouvelles tombes découvertes à Cheikh Abd el-Gourna

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Les archéologues de l’ARCE (American Research Center in Egypt), qui travaillent sur la tombe 110 à Cheikh Abd el-Gourna ont mis au jour deux nouvelles tombes dans ce secteur.

La première appartient à Amenhotep, portier du temple d’Amon. Elle est en forme de T et mesure 5,1 m de long sur 2,1 m de large et possède une petite pièce annexe de 2 X 2m creusée d’un puits qui conduit probablement à la chambre funéraire. Les scènes peintes sur les murs de la tombe montrent le défunt en compagnie de son épouse face à une table d’offrandes ainsi que des scènes agricoles. Le nom d’Amon a été volontairement arasé ce qui laisse à penser que les fonctionnaires d’Akhenaton sont passés par là

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La deuxième date également de la XVIIIe dynastie et appartient à un dénommé Samout dont l’épouse se nomme Takhat. Les murs peints comportent des scènes de la vie quotidienne. Certaines inscriptions ont été hélas délibérément arasées.

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