samedi, 14 avril 2012

Des tombes grecques et byzantines mises au jour à Alexandrie

Des archéologues égyptiens ont mis au jour quatre tombes rupestres des époques grecque et byzantine dans l'ancienne nécropole orientale d'Alexandrie, mettant terme à des projets de constructions résidentielles.

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Les tombes ont révélé des urnes funéraires, des vases à parfum et des lampes. La plus importante de ces tombes date de l'époque gréco-romaine. Elle comprend une cour ouverte avec deux colonnes en son milieu. Deux puits funéraires, emplis de squelettes humains et de pots d'argile ont également été découverts. Une urne funéraire décorée, contenant des restes humains incinérés a été mise au jour avec une pierre tombale portant le nom du défunt. Les murs portent encore des couches de plâtre et des traces de peinture rouge. La deuxième tombe, qui possède huit niveaux, se trouve sous un bâtiment moderne. Les autres se trouvent à un niveau plus profond et renferment une collection de lampes d'argile et des pots de différentes tailles et formes.

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Parmi les débris, les archéologues ont découvert une petite tombe destinée à une femme et à son fils, datant de la fin de la période romaine

Après la découverte, la zone est désormais déclarée site archéologique protégé et tous les travaux de construction y sont  interdits.

jeudi, 15 mars 2012

Découvertes en Abydos...

Une statue en bois, une chapelle d'offrandes et des momies d'animaux découvertes à Abydos

Une statue de roi en bois, une chapelle à offrandes privée, un bâtiment monumental et des reste de plus de 80 momies d'animaux ont été trouvés en juin-juillet 2011 par une équipe dirigée par l'Université de Toronto à Abydos, en Egypte. Ces découvertes révèlent des informations étonnantes sur l'activité rituelle associée aux grands dieux.

Le Professeur Mary-Ann Pouls Wegner du Département des Civilisations du Proche et Moyen-Orient a présenté les résultats de son équipe lors d'une réunion récente de la Société pour l'Etude des Antiquités égyptiennes. La statue est l'une des très rares statues royales en bois existantes; elle pourrait représenter la reine Hatchepsout. Celle-ci a souvent été sculptée dans la pierre en tant qu'homme car le pharaon égyptien était censé être le fils du dieu Amon-Rê.

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Mais cette statue qui a une petite taille et une mâchoire délicate, dénote un aspect féminin. Elle a dû servir à une procession cérémonielle au cours de laquelle les statues en bois des ancêtres royaux (les esprits des rois) et des dieux étaient menés dans des naos naviformes par des prêtres du temple d'Osiris vers son tombeau.

La procession faisait partie d'un festival célébrant la vie après la mort du dieu Osiris. Les égyptiens, à tous les niveaux de la société, construisaient des chapelles et des monuments le long de la voie processionnelle; c'était un moyen d'assurer leur participation éternelle au festival et de s'identifier avec Osiris. Il était cependant interdit de construire trop près de la route et les contrevenants se voyaient menacés de la peine de mort.

La chapelle d'offrandes mise au jour par l'équipe serait celle d'une personne de l'élite; elle date du Moyen Empire et se trouve à la limite de l'endroit où passait la route. "La chapelle d'offrandes prouve que les gens, sans doute ceux de l'élite, étaient en mesure de construire des monuments juste à côté de la voie processionnelle sous le Moyen Empire; et, qu'au moins une de ces chapelle a été épargnée dans cette agglomération de plus en plus densément peuplée; elle a même continué à recevoir des offrandes jusqu'à 800 ans après sa construction initiale" explique Pouls Wegner.

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Une structure beaucoup plus grande a également été découverte: ce pourrait être un temple ou une chapelle royale de l'époque ramesside. Longtemps après sa construction initiale, la structure a été réutilisée comme dépôt pour des momies d'animaux. Les chercheurs y ont constaté une masse d'ossements d'animaux et de fragments de lin. Deux chats, trois moutons ou chèvres, et au moins quatre-vingt trois chiens, chiots et adultes, ont été découverts. Plusieurs de ces animaux avaient été guéris de leurs blessures, ce qui suggère qu'ils avaient été soignés avant d'être sacrifiés, sans doute pour le dieu Oupouaout, qui était une divinité importante dans le festival d'Osiris en tant que leader de la procession et protecteur de la nécropole.

 Source: •University of Toronto: "March 12, 2012 - Statue, chapels and animal mummies found in Egypt by U of T team"

D'autres photos ICI

dimanche, 04 mars 2012

Une porte de grenier de la XVIIe dynastie à Karnak

Initié en octobre 2008, un programme d'étude du Centre Franco-Égyptien d'Étude des Temples de Karnak concerne le temple de Ptah situé en limite septentrionale du temple d'Amon-Rê. Construit sous le règne de Thoutmosis III (env. 1479-1424 av. J.-C.), ce temple a été restauré, agrandi et aménagé jusqu'au règne de l'Empereur Tibère (début du 1er siècle de notre ère). Cette étude comprend une documentation épigraphique, architecturale, archéologique et photographique, associée à un programme de restauration et de mise en valeur du site en vue de son ouverture au public.

Les fouilles conduites dans le temple de Ptah ont mis en évidence des structures plus anciennes, murs massifs en briques crues, probables vestiges d'un temple précédent ; à l'heure actuelle, seule la céramique recueillie indique une datation fin XVIIe dynastie-début XVIIIe dynastie.

Dans le courant du mois de février 2012, l'équipe CNRS a découvert en bordure méridionale du temple les premiers éléments d'une structure administrative datant de la XVIIe dynastie (env. 1634-1543 avant notre ère), un montant et un linteau fragmentaire en calcaire. Les difficultés d'accès à ces monolithes découverts dans un sondage pratiqué entre des constructions plus tardives ont ralenti leur mise au jour.

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Seul le recours à la grue du Centre a permis d'extraire de la fouille l'imposant montant de porte de 2,03 m de haut et pesant près d'une tonne. Les inscriptions hiéroglyphiques conservées précisent qu'il s'agit d'une porte de grenier dédiée à Amon-Rê, dieu tutélaire de Karnak. Mais l'information capitale concerne avant tout l'identité du bâtisseur de cette structure : le roi Sénakht-en-Rê. Il s'agit du premier document contemporain de ce roi jamais découvert en Égypte. Ce nom était jusqu'ici connu uniquement par trois documents posthumes rédigés un à deux siècles après son règne durant les XVIIIe et XIXe dynasties (env. 1543-1186 avant notre ère Le montant de porte livre les trois principaux noms du souverain : le nom d'Horus, le nom de Roi de Haute et Basse Égypte et le nom de Fils de Rê, cette série de noms étant en conséquence totalement inédite * et permettant désormais d'identifier avec certitude ce souverain.

Sénakht-en-Rê, dont on ignorait tout jusqu'à présent, est considéré par les Égyptiens anciens eux-mêmes comme un des ancêtres des souverains fondateurs du Nouvel Empire. La localisation de sa tombe, qui se trouvait très vraisemblablement sur la rive ouest thébaine, est inconnue.

Cette découverte a des implications importantes dans les reconstitutions historiques fondées sur le prisme de l'historiographie égyptienne et modifie en profondeur notre connaissance de la chronologie de cette période qui voit la fin de la domination Hyksôs en Égypte et l'émergence du Nouvel Empire.

Article paru sur le site du CFEETK

* Voir Jürgen Von Beckerath, Handbuch der âgyptischern Königsnamen : p.128, 129

 

vendredi, 02 mars 2012

Proyecto Djehuty: à l'année prochaine !

C'est la fin de la campagne 2012 pour le "Proyecto Djehuty", TT 11 & 12, à Dra Abou el-Naga sur la rive ouest de Louqsor:

"Le jour de la clôture du chantier est toujours un peu triste. C'est le jour des adieux, des étreintes, des meilleurs vœux et de l'espoir de se revoir l'année prochaine inch'Allah. Les tentes sont démontées, le matériel est rangé et le site retombe dans le silence, comme endormi. Que sera l'année prochaine ? Incertitude, surprise..."

L'année prochaine, l'équipe, conduite par Jose Manuel Galan, continuera à travailler dans le secteur 10 où elle fera certainement d'intéressantes découvertes, puisque cette année, elle a  atteint le niveau correspondant au début de la XVIIIe dynastie et que le terrain n'a pas changé depuis les temps anciens. Les archéologues continueront aussi les fouilles en face de la tombe nouvellement découverte de l'intendant des tisserands, Ay, pour dégager le début de la cour, en espérant trouver des jambages de grès au seuil de la porte, avec son nom et son titre inscrits comme ils ont eu la chance de le faire dans la cour de son voisin Baki.

Dans le tombeau de Héry, une étude aux rayons X les momies d'animaux qui y ont été déposées au IIe siècle est prévue. Et bien sûr, la poursuite de la restauration de la tombe de Djéhouty est au programme...

Merci à eux de partager avec nous leur travail, au jour le jour...

http://www.excavacionegipto.com/diario/2012/diario12.jsp....

Une petite visite de la tombe en vidéo: c'est en espagnol, mais pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Cervantès, les images parlent d'elles-mêmes

mercredi, 29 février 2012

Résurrection du site de Kom el-Hetan

A une centaine de mètres derrière les deux célèbres colosses, dont l'un dit « de Memnon », qui ornaient le temple d'Amenhotep III à Kom el-Hetan (Thèbes rive ouest), les archéologues ont redressé un autre colosse en quartzite. Il est sans doute tombé, avec son partenaire, les colosses allant par deux, pendant le tremblement de terre qui a eu lieu aux alentours de 1200 avant notre ère.

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Mesurant à l'origine près de quinze mètres de haut (ses célèbres compagnons mesurant environ dix-huit mètres) ce colosse représente bien sûr le roi Amenhotep III. Cassé en plusieurs morceaux, il a été partiellement enseveli dans l'eau et la boue, avant d'être mis au jour en 2002 et rapporté sur la terre ferme. Restauré, consolidé sur son piédestal, il a pu être réinstallé à sa place d'origine. Ce géant de 250 tonnes, brisé en une quarantaine d'endroits, devrait retrouver sa tête et sa poitrine lors de la prochaine saison.

Lorsque les six statues colossales seront en place, le site aura retrouvé une partie de sa splendeur d'antan.

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La mission, menée depuis de nombreuses années par une équipe égypto-européenne, sous la direction d'Hourig Sourouzian, n'a pas fini de nous faire découvrir ce site, qui abritait le plus grand temple de la rive ouest.

mardi, 17 janvier 2012

KV 64, suite...

La chanteuse d'Amon, ensevelie dans la tombe KV 64 s'appelle Nehmes Bastet. Elle a vécu sous la XXIIe dynastie selon les inscriptions. Le cercueil a été ouvert hier par le Professeur Suzanne Bickel de l'Université de Bâle,  la directrice de la mission de fouilles Elina Paulin-Grothe, et en présence du Dr Mohammed El-Bialy, inspecteur en chef des antiquités de Haute Egypte. Il renferme une momie parfaitement conservée.

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Le bord supérieur de la sépulture a été découvert le premier jour de la révolution, puis scellé à l'aide d'un couvercle métallique. La semaine dernière, à la reprise de la saison de fouilles, la structure a été identifiée comme une tombe, l'une des très rares qui n'ont pas été pillées dans la Vallée des Rois.

Elina Paulin-Grothe a précisé que cette tombe "n'a pas été construite pour la chanteuse mais a été réutilisée 400 ans après la sépulture originale". "Il existe d'autres tombes non royales dans la Vallée des Rois", ajoute le Pr Bickel. La plupart datent de la XVIIIe dynastie.

Il s'agit là d'une découverte importante qui montre que la Vallée a été utilisée pour l'inhumation de particuliers et de prêtres de la XXIIe dynastie.

C'est seulement la deuxième tombe découverte depuis celle de Toutânkhamon en 1922, la KV 62. En 2006, fut mise au jour la KV 63 qui renfermait sept cercueils vides.

dimanche, 15 janvier 2012

Nouvelle découverte archéologique dans la Vallée des Rois

La tombe de la fille d'un prêtre lecteur de Karnak a été découverte dans la Vallée des Rois (rive ouest de Thèbes) au cours d'une phase de déblayage menée par une mission de fouilles suisse, sur le sentier qui mène à la tombe de Thoutmosis III. Il s'agit d'un  puits qui mène vers une chambre renfermant un sarcophage et son matériel funéraire.

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Mohamed Ibrahim, Ministre égyptien  des Antiquités a déclaré que le cercueil était peint en noir et décoré de textes hiéroglyphiques et qu'une stèle en bois portait le nom et les différents titres du défunt. Les premières études menées par l'équipe helvétique de l'Université de Bâle, dirigée par Elena Pauline Grothe ont révélé que la tombe date de la XXIIe dynastie, époque où des rois libyens gouvernaient l'Egypte. Les prêtres exerçaient une grande autorité à Louqsor et ont permis le remploi de certaines tombes des cimetières royaux pour l'ensevelissement de membres de leur famille. Ici la fille d'un prêtre lecteur de Karnak, chanteuse d'Amon Rê. Les fouilles vont continuer afin de mettre au jour le reste de la tombe.

vendredi, 02 décembre 2011

Encore un colosse à Kom el Hettan

Les archéologues ont mis au jour une grande statue du roi Amenhotep III sur le site de Kom el-Hettan, sur la rive ouest de Louqsor, où se trouve le temple de millions d'années de ce grand pharaon. Le CSA indique que cette statue colossale fait un peu plus de 13 mètres de haut et qu'elle est en quartzite. Plusieurs gros blocs permettront de reconstituer cette image du roi représenté debout.

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jeudi, 01 décembre 2011

Une cité copte à Dakhla

Pendant des fouilles de routine dans l'oasis de Dakhla, une mission égyptienne est tombée sur une cité copte datant du IVe siècle de notre ère. Ont été mis au jour des vestiges d'habitations et de bâtiments administratifs et d'ateliers ainsi qu'une grande basilique à colonnes et un autel en bois orné de feuillages et d'icônes représentant Jésus, la Vierge Marie, des anges et des saints. Les archéologues ont également découvert des pièces de monnaie en bronze datant des IIIe et IVe siècles ainsi qu'une collection de pots en argile. Une des maisons était complète et entièrement meublée. Elle était composée d'une grande salle renfermant plusieurs petites pièces, d'une cuisine avec un four et d'un grand escalier. Les fouilles se poursuivent dans l'espoir d'en découvrir plus sur cette ville.

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samedi, 16 juillet 2011

La campagne 2011 du Projet Djéhouty

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La célébration du dixième anniversaire du Projet DJEHOUTY à Louqsor a été interrompue par la révolution égyptienne, fin Janvier dernier. Néanmoins, les chercheurs espagnols ont découvert 80 chaouabtis  statuettes en terre cuite, qui se trouvaient à l'extérieur de la tombe de Djehouty, ce qui laisse présager de futures découvertes intéressantes.

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Le directeur du projet, José Manuel Galàn, du Conseil Supérieur de Recherches Scientifiques(CSIC), est convaincu qu'avoir trouvé ces figurines, qui constituent une partie de matériel funéraire, " est la preuve que ce qui se trouve là-dessous est intact, et que c'est exactement l'endroit où se trouvait un édifice de briques crues que Djehouty n'a pas voulu détruire pour édifier sa tombe, car il le considérait comme important".

Durant les quelques semaines de travail que l'équipe a pu fournir, après avoir dégagé tous les décombres,  le puits funéraire de HERY a été atteint. Héry est un haut dignitaire apparenté à la famille royale, qui mourut  cinquante ans avant son voisin Djéhouty.

L'équipe a  aussi trouvé une nécropole d'animaux beaucoup plus récente, datant de l'époque gréco-romaine. Elle se compose d'une galerie souterraine avec six chambres contenant de nombreuses momies d'ibis, faucons et autres animaux. Sur les murs, inscrits à l'encre rouge, se trouvent deux  graffiti en démotique.

M.  Galàn a fait un exposé de quelques-unes des plus spectaculaires découvertes durant cette décade au sein du Projet DJEHOUTY, soulignant entre autres: la chambre funéraire de ce personnage, entièrement décorée, la "table d'offrande de l'apprenti", la sépulture de l'archer Iker avec ses flèches et ses bâtons de commandement et cinquante  bouquets de fleurs séchées.

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