dimanche, 25 mars 2012

Pour aider les "Enfants de Louxor"

Le tourisme en Egypte a, suite à la révolution, atteint son niveau le plus bas, même si on peut observer une légère reprise. A Louqsor, la situation est dramatique. Tous ceux qui survivaient, grâce aux touristes nombreux qui se pressaient dans ce lieu riche en histoire, n'ont aujourd'hui plus aucune ressource.

A tous ceux qui souhaitent aider l'association "Les Enfants de Louxor" qui a plus que jamais besoin de votre soutien, voici une façon originale d'aider les responsables à mener leurs actions sur place:
En effet depuis sa Bretagne une artiste souhaite apporter une contribution très personnelle à cette cause puisqu'elle a créé une sculpture en mémoire de la Révolution de janvier 2O11.

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Cette sculpture est mise aux enchères et la somme recueillie viendra en soutien des actions menées en faveur des enfants, des jeunes filles et des femmes dans les villages de la rive Ouest de Louqsor.
Et la sculpture est superbe!

Cette oeuvre (23cm X 12 cm) est unique et signée de la main de l'artiste. Les chaînes s'ouvrent, tombent lorsque la révolution éclate, et laissent entrevoir une vie meilleure...

Allez faire un tour sur le site . Il y a de bien jolies choses à découvrir!

mardi, 13 mars 2012

Pillage et destruction

A Arab al Manasra, au nord de Louqsor, dix personnes ont été enterrées vivantes sous le sol d'une maison qu'ils étaient en train de creuser illégalement. Les secours, appelés pour tenter de retrouver les corps, ont également signalé deux blessés. Le désir de se procurer de l'argent facilement incite un grand nombre de personnes à pratiquer des fouilles illégales dans des lieux archéologiquement riches, comme Louqsor, Assouan, Saqqara...

Le pillage massif de sites archéologiques en Egypte continue alors que les forces de sécurité ferment les yeux. Après la révolution, des artefacts sans prix ont été volés au Musée du Caire aussi bien que dans d'innombrables entrepôts dispersés dans tout le pays. Aujourd'hui le pillage incessant de sites archéologiques importants, rend la situation d'autant plus critique que ces  sites sont souvent éloignés et protégés par des gardes mal payés qui semblent incapables ou peu disposés à interrompre ces malversations.

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Dr Carol Redmount

C'est le cas du site d'El-Hibeh, sur la rive est du Nil, dans une zone particulièrement pauvre, à trois heures de route au sud du Caire. Ce site archéologique occupe environ deux kilomètres carrés, inclut des nécropoles et les ruines d'une ville fortifiée renfermant un temple en calcaire, des bâtiments économiques, des maisons et peut-être un fort et une résidence de gouverneur. Les vestiges datent de la période pharaonique tardive, ainsi que des périodes gréco-romaine, copte et islamique, soit d'environ le XIe siècle av. JC jusqu'au VIIIe siècle de notre ère. El Hibeh a une importance particulière car c'est l'une des rares villes relativement intactes qui restent en Egypte, et parce qu'elle possède de nombreux témoignages de la Troisième Période Intermédiaire, une époque particulièrement peu connue archéologiquement.  

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Le Dr Carol Redmount, archéologue de l'Université de Berkeley est arrivée en Egypte en février pour reprendre son travail sur le site, après avoir obtenu son permis du Conseil suprême des Antiquités qui contrôle toutes les fouilles dans le pays. Vingt-quatre heures avant son départ vers l'Egypte, son permis a été annulé par la police provinciale, sans aucune explication. Des enquêtes ont permis de révéler qu'un gang semblable à la mafia, mené par un criminel reconnu coupable, pille impitoyablement le site depuis au moins le mois de juin 2011. Le Conseil suprême des Antiquités a été incapable de mettre fin à ce pillage, malgré des appels répétés de la police locale. Les voleurs opèrent aux yeux de tous et sans discontinuer. Carol Redmount n'a été autorisée ni à visiter le site ni à reprendre son travail.

« El-Hibeh est un site extrêmement important pour la compréhension de la Troisième Période Intermédiaire, une période particulièrement confuse de l'histoire, pour laquelle les ressources archéologiques sont très limitées. Si l'archéologie constitue une destruction contrôlée, le pillage est une simple destruction. Il fait disparaître une ressource culturelle irremplaçable, non renouvelable, qui appartient à l'humanité » dit le Dr Redmount. Son équipe de six chercheurs est actuellement empêchée de poursuivre son travail pour lequel elle avait reçu le permis des autorités égyptiennes. Cela lui coûte des dizaines de milliers de dollars de subventions perdues.

«  Notre préoccupation principale est bien sûr la perte inestimable de précieuses découvertes archéologiques. A l'heure où nous parlons, nous sommes en train de perdre ce site... » ajoute le Dr Redmount

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Une évaluation des dégâts sur le site a été faite par des visiteurs qui ont envoyé quelques photos à Carol Redmount, y compris des images de pillage en cours.

 Peut-on y faire quelque chose ? Qui ne risque rien n'a rien...Le Dr Redmount nous incite à réagir:

What you can do:

To help, please contact your local Egyptian consulate and your national Egyptian Embassy's cultural and educational affairs office to request protection for Egypt's archaeological sites.

De vastes opérations de pillage menacent le patrimoine égyptien

Je reproduis ici l'article de Claire Talon paru dans "Le Monde" du 11 mars 2012. La journaliste fait le point sur le pillage et le vandalisme qui sévissent à travers le pays:

A un millier de kilomètres de la place Tahrir, la révolution égyptienne n'a eu qu'un écho lointain. Les quinze jours du soulèvement qui ont fait trembler Le Caire n'ont pas eu raison du gouverneur, pourtant controversé, de cette province de Haute-Egypte. Mais elle a réveillé les espoirs d'une foule hétéroclite de pilleurs de tombes et de trafiquants qui, depuis un an, se pressent sur la "coupole des vents", une colline rocheuse qui abrite les tombes des dignitaires de l'Ancien Empire et des sépultures romaines.

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jeudi, 22 décembre 2011

Une perte irréparable...

Après l'incendie, samedi, de la bibliothèque fondée par Bonaparte au Caire, se pose la question de la fragilité des richesses historiques du pays à l'heure des troubles.

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L'inventaire va être long et le préjudice immense.   La majeure partie de ce fonds n'était pas numérisée . Les 22 employés ainsi que deux membres de l'Unesco et des volontaires continuent depuis plusieurs jours de mettre sous sacs plastique des pages en partie calcinées et des volumes noircis.

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Seize camions de livres et de manuscrits ont pu être sauvés et ont été transférés aux Archives nationales.

Aux dernières nouvelles, La Description de l'Egypte, dont la bibliothèque conservait l'un des onze exemplaires existant dans le monde de la première édition, serait sauve. Seules quelques reliures auraient été endommagées, mais rien qui ne soit restaurable.

Mohammed al-Sharbouni, le directeur de l'Institut, a cependant dit que « l'essentiel des collections a été détruit par le feu qui a fait rage samedi pendant plus de douze heures. Les pompiers ont inondé le bâtiment, ce qui a ajouté aux dommages »

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mardi, 04 octobre 2011

Ca bouge au SCA...

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Moustafa Amine Moustafa, le tout nouveau Secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités a rencontré les manifestants qui campaient depuis quatre jours devant l'immeuble du SCA où se trouve son bureau. Il a déclaré à Ahramonline qu'il était d'accord avec le Premier Ministre pour résoudre les problèmes. Il s'agit de régulariser tous les agents temporaires qui travaillent depuis plus de trois ans au SCA et de rendre leur emploi permanent. Dans un premier temps, 4065 employés sont concernés et seront suivis d'autres, à concurrence de 12.000 employés. Convaincus, les manifestants ont promis de mettre fin à leur protestation.

Mais qu'en est-il des jeunes fraîchement diplômés ? Moustafa Amine répond que, pour le moment, il est impossible d'embaucher de nouveaux employés. « Je dois d'abord fixer les conditions du personnel temporaire et ensuite nous verrons pour les nouveaux ». Il a également déclaré que le retard des nominations n'est pas imputable au dernier secrétaire en place avant lui, mais au gouvernement précédent. Même la régularisation des 4065 employés temporaires que l'ancien ministre Zahi Hawass avait approuvée, n'a pas été effectuée en raison de la réticence du gouvernement qui craignaient que les autres ministères réclament, eux aussi, la nomination de leurs employés temporaires.

Interrogé sur le sort des anciens monuments de l'Egypte sous son mandat, compte tenu de sa spécialité dans les monuments islamiques et coptes, Amine a assuré que sa formation ne serait pas un obstacle à la préservation des anciens monuments égyptiens. «Mon devoir est de préserver les antiquités de l'Egypte, islamique,copte, juive et pharaonique», a-t-il confirmé.

Moustafa Amine Moustafa a déclaré à Ahramonline qu'il demande un peu de temps pour réorganiser le SCA et ses travaux, tant administratifs qu'archéologiques. Il promet de compléter les grands projets tels que le Grand Musée égyptien (GEM - Grand Egyptian Museum)), le musée national de la Civilisation égyptienne (NMEC - National Museum of Egyptian Civilization)), et de terminer les travaux de l'avenue des Sphinx à Louqsor.

Ses premières décisions en tant que Secrétaire général du SCA ont été de nommer Mohamed Abd el-Fatah à la tête du Comité du NMEC (voir plus haut) et Adel Abdel Satar à la tête du département des Antiquités islamiques et coptes dont lui-même était le directeur auparavant.

mercredi, 28 septembre 2011

Antiquités égyptiennes: le chaos

Depuis la révolution de janvier dernier, la communauté concernée par les antiquités égyptiennes a été secouée par des manifestations, des critiques et des remaniements de personnel au sein du Conseil suprême des antiquités qui supervise l'ensemble des sites archéologiques de l'Égypte.

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©  Ahramonline

Aujourd'hui, le premier ministre Essam Charaf a accordé à Mohamed Abdel Fatah la pleine autorité d'un ministre. Néanmoins, c'est toujours le chaos, car Abdel Fatah ne retire pas la démission qu'il a remise il y a quelques jours et les manifestants se plaignent des années de corruption et de mauvaise gestion au sein du SCA. Ils ont bloqué l'entrée des bureaux du Conseil à Abbassiya, ont coupé l'électricité et ont empêché les employés d'entrer. Ils ont également expulsé les gardes de la sécurité et fermé les portes de fer.

A Assouan, la situation est encore pire. Le musée nubien est bloqué par les manifestants. Le temple d'Abou Simbel est également fermé pour empêcher une visite officielle de se dérouler à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme.

Au Caire, Abdel Fatah n'est pas allé au bureau aujourd'hui. Il a envoyé ses excuses au ministre, et a évoqué des raisons médicales à son refus de continuer à occuper la tête du CSA.  Je ne peux pas être le point de mire de toutes ces pressions et de tous ces problèmes. Je crains pour ma vie . Il fait valoir qu'il ne peut résoudre aucun problème, faute de moyens financiers.

Comment donner des postes permanents aux employés temporaires et aux nouveaux diplômés si je n'ai pas l'argent pour le faire ?

Jusqu'ici, du côté d'Essam Sharaf, pas de réponse à la lettre. Les manifestants restent en place...

D'après Ahramonline 28/09/2011

mardi, 27 septembre 2011

Des antiquités négligées

Mme Azza Farouq, doyen de la Faculté de l'Université du Caire de l'archéologie, a révélé que 3000 antiquités non enregistrées ont été trouvées récemment dans les salles de repos du musée de la faculté sur le campus. «Certaines pièces ont été détruites par l'humidité», dit-elle. Les conservateurs de ce musée  ont utilisé les salles de repos comme lieux de stockage. "Ne pas enregistrer des antiquités est un crime", a dit Azza Farouq ,  ajoutant qu'elle a formé un comité spécial pour enregistrer les articles.

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Les rapports préliminaires indiquent que les objets dont il est question  sont plus rares que d'autres qui sont exposés dans les grands musées égyptiens ou étrangers, et qu'ils ont une grande valeur. Madame Farouk a demandé au Procureur de Giza d'enquêter sur la question et d'établir la raison de la négligence. «Ces objets remontent à l'Egypte ancienne et au début des époques islamiques", a t-elle expliqué. «Ils devraient être entreposés de façon adéquate."

La grève...

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© MDP

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Les archéologues égyptiens qui travaillent en Nubie ont fermé six sites archéologiques à Assouan, y compris le Temple d'Abou Simbel, le temple de Wadi es-Seboua,  et un certain nombre de musées situés sur le lac Nasser, en signe de protestation contre le manque de réponse à leurs revendications. Le personnel du Musée de la Nubie a ferméle musée hier et a entamé une grève qui durera  tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Ils ont appelé leurs collègues dans tous les districts à fermer des sites archéologiques et des musées jusqu'à ce que leurs demandes soient prises en considération.

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lundi, 26 septembre 2011

Les Gournawis manifestent...

Les habitants du hameau de Qurnet Muraï, sur la rive ouest de Louqsor, bloquent la route qui mène à la Vallée des Reines, une attraction touristique qui abrite, entre autres,  les tombes de plusieurs reines égyptiennes.

Ces habitants manifestent contre le gouverneur de Louqsor qui, disent-ils, n'a pas tenu sa promesse de leur fournir un logement de remplacement après les avoir délogés de leurs vieilles maisons il y a deux ans. Les villageois furent expulsés sans ménagement de leurs habitations qui étaient construites sur d'anciennes tombes de l'époque pharaonique.

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Le gouverneur Ezzat Saad a refusé de les rencontrer. Ils ont donc décidé de continuer à bloquer la route jusqu'à ce que leur demande soit prise en considération. Le gouverneur a répondu que la décision sera prise par les autorités quand celles-ci auront étudié tous les demandes. Autrement dit, à la saint glinglin...

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Par  ailleurs, Mansour Boraïk, le directeur des antiquités de Louqsor, a démenti le fait que des protestataires auraient rançonné un car de touristes. Le bus qui transportait 14 touristes italiens a dû faire demi-tour lorsque le chauffeur a vu que la route était bloquée, a-t-il déclaré.

dimanche, 25 septembre 2011

Un CSA sans tête...

Deux mois tout juste après l'éviction de Zahi Hawass du service des antiquités égyptiennes, son successeur a présenté sa démission. Mohamed Abd el-Fatah, un ancien professeur de l'Université du Caire, a déclaré qu'il voulait quitter ses fonctions en raison de l'instabilité qui règne au sein du CSA  qui a le contrôle des monuments et des chantiers archéologiques. Nous sommes dans une situation tellement difficile, a-t-il ajouté. Cette situation, disent les archéologues égyptiens et étrangers, est provoquée par des grèves et des manifestations conduites par les employés du CSA qui veulent un meilleur salaire et l'amélioration de leurs conditions de travail. Les événements des derniers jours auraient mené Abd el-Fatah à avoir recours à la police pour disperser les manifestants qui essayaient d'entrer en force dans les locaux du CSA, au centre du Caire.

Abd el-Fatah a déclaré à Ahram on line qu'il n'était pas contre les revendications des manifestants, mais il est clair qu'il n'a aucune autorité et que toute décision doit être soumise au premier ministre. Et que celui-ci n'acceptera pas arguant du fait que les caisses sont vides...

A l'agence MENA, El-Fatah a déclaré qu'il se sentait impuissant à résoudre la situation, et que l'organisation était paralysée. On ne sait pas encore si le  premier ministre Essam Sharaf acceptera la démission de Fatah.

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Zahi Hawass, retraité vivant au Caire, serait-il intéressé par un come-back ? Aux journalistes qui lui ont posé la question il répond NON. J'ai même changé de numéro de téléphone pour ne plus entendre parler du CSA a-t-il déclaré le 23 septembre...

Mouais...

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