lundi, 28 novembre 2011

MOUTTOUYA au Ramesseum

Peu de découvertes en ce moment en Egypte. Beaucoup de missions n'ont pas obtenu les autorisations nécessaires pour leurs campagnes de fouilles. Mais, au Ramesseum, sur la rive ouest de Thèbes, on remonte la statue colossale de Mouttouya, grande épouse royale de Séthy Ier et mère de Ramsès II.

 

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Avant: on aperçoit les pieds de la statue et plusieurs blocs épars
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Pendant
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Après... espérons que les morceaux manquants répparaîtront un jour...
Merci à A.M. et L.S. pour les photos !

Rappelons que Mouttouya (ou Touya), grande épouse royale de Séthy Ier,  issue d'une famille de militaires, tout comme son époux, est également la mère de Ramsès II. Elle a vécu au moins jusqu'à l'an 22 du règne de son fils, comme en témoigne une lettre adressée à la cour hittite. Ramsès II était un bon fils et consacra à sa mère un sanctuaire dans son propre temple de millions d'années : le Ramesseum. Il y plaça des colosses à son effigie, dont le principal se trouvait dans la grande cour. Elle y est représentée assise sur un trône.

Une autre statue, moins imposante,  a été également retrouvée  dans ce temple, en très bon état. Elle est aujourd'hui exposée au Musée du Vatican.

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Ramsès  a fait creuser pour sa mère une tombe dans la Vallée des Reines (QV 80) tout comme Séthy l'avait fait pour sa mère Satrê. On y a retrouvé un bouchon de canope à l'effigie de la reine. Il se trouve aujourd'hui au Musée de Louqsor.

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mardi, 08 novembre 2011

Les plus anciennes gravures rupestres d'Afrique du Nord, datées par une équipe belge

Une équipe multidiciplinaire de scientifiques belges, coopérant étroitement avec l'Université américaine de Yale, a découvert l'art rupestre le plus ancien d'Egypte, et même de toute l'Afrique du Nord. Cet art, qui date d'il y a environ 15.000 ans, se caractérise principalement par des figures d'animaux sauvages artistiquement gravées.

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En 2008, une équipe archéologique des Musées royaux d'Art et d'Histoire a découvert sur le site de Qurta, en Haute Egypte, des panneaux gravés encore en partie recouverts d'éboulis rocheux de la falaise et de sédiments éoliens. Ces derniers ont ensuite été datés dans un laboratoire de l'Université de Gand.

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©kmkg-mrah

L'âge obtenu, environ 15.000 ans, offre également une date minimale pour l'art rupestre, qui est probablement encore plus vieux de quelques millénaires. Les gravures de Qurta seraient donc plus ou moins contemporaines des manifestations artistiques de la dernière glaciation en Europe, comme les célèbres peintures de Lascaux ou d'Altamira avec lesquelles elles montrent en outre des similitudes stylistiques.

Les résultats complets des analyses seront publiées en décembre dans la revue britannique Antiquity.

dimanche, 30 octobre 2011

Un butin retrouvé

Suite à des enquêtes approfondies menées par la Police du Tourisme et des Antiquités (TAP) un ensemble  d'anciens artefacts égyptiens ont été retrouvés, enterrés par des voleurs d'antiquités, dans le désert au sud de la nécropole de Saqqâra.

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Selon un communiqué de la TAP, le butin comporte un sarcophage anthropoïde en bois peint, deux statues en bois représentant le dieu Ptah, et sept blocs de calcaire inscrits, faisant partie d'une fausse porte. Un comité archéologique a authentifié les objets qui, seront soumis à l'étude et à la restauration.

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dimanche, 16 octobre 2011

Deux blocs de la tombe d'Hetepka retrouvés

La police égyptienne du tourisme et des antiquités a réussi à retrouver deux blocs de calcaire voles en 1986 dans les magasins de Saqqâra. Ils appartiennent à la tombe d'Hetepka, coiffeur royal à la Ve dynastie.  Ils avaient été découverts par Geoffrey Martin dans les années 60 dans la nécropole de l'Ancien Empire de Saqqâra.

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© Ahramonline

Ils portent les cartouches de Neferirkarê/Sahourê. Mais, comme le souligne Nadine Cherpion dans l'introduction de son ouvrage «  Mastabas et hypogées d'Ancien Empire, le problème de la datation » : Quel que soit le contexte dans lequel apparaissent les cartouches sur les parois des mastabas, l'attitude présente, à la différence de celle des premiers égyptologues, est le scepticisme, voire la méfiance. Yvonne Harpur écrit par exemple: «Il est un fait bien connu que les cartouches compris dans les titres des fonctionnaires ne sont pas un critère de datation fiable, sauf pour établir un terminus post quem»; Marianne Eaton-Kraus estime -mais sans fournir aucun argument- que même si le mastaba d'Hetepka à Saqqâra présente sur ses parois le cartouche de Neferirkaré, ce mastaba date probablement de la fin de la Ve dynastie.

samedi, 17 septembre 2011

DECES DE JEAN LECLANT

Ils sont une toute petite poignée d'hommes et de femmes à avoir chevillé au corps la passion de l'Égypte et de la Grèce antique, et, surtout, la passion de vouloir transmettre leur savoir. Jean Leclant était de ceux-là. Il s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 91 ans.

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Membre de l'Institut, dont il assurait le secrétariat perpétuel depuis vingt-huit ans (il fut élu en 1974), l'ancien élève de l'École normale était réputé pour ses travaux et ses publications sur l'histoire et la civilisation pharaonique, et ses fouilles en Égypte. Ses connaissances l'ont conduit à mener une carrière impressionnante. Impossible de citer tous ses titres, on peut juste rappeler qu'il a été membre de l'Institut français d'archéologie orientale au Caire, professeur d'égyptologie à la Sorbonne puis au Collège de France durant une dizaine d'années. Il a été directeur d'études à l'École pratique des hautes études.

Il aimait l'étude : vingt ans après son agrégation de géographie, il avait obtenu son doctorat de lettres. Et fait unique, à notre connaissance, en plus de l'Institut, le brillant égyptologue avait été accueilli dans de nombreuses académies étrangères : Italie, Angleterre, Belgique, Allemagne, Roumanie, Russie, Suède et Danemark  ! On ne s'étonnera donc pas qu'il se soit vu décerner le Prix Balzan de l'art, l'une des plus importantes récompenses dans son domaine. Preuve aussi de sa générosité, il avait écrit de nombreux ouvrages avec d'autres, dont Le Temps des pyramides avec Jean Vercoutter ou L'Empire des conquérants avec Christiane Desroches Noblecourt, décédée il y a trois mois.

Mohammed Aïssaoui (Le Figaro)

Bibliographie (PDF)

 

vendredi, 24 juin 2011

Une grande dame de l'Egyptologie nous a quittés

Christiane Desroches Noblecourt est décédée à Sézanne hier, le 23 juin 2011, à l'âge de 97 ans.

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Christiane Desroches Noblecourt est née le 17 novembre 1913 à Paris. Elève au lycée Molière à Paris, elle se passionne pour la découverte du tombeau de Toutânkhamon par Howard Carter en 1922. Après une licence d'études égyptiennes à l'École pratique des hautes études, elle sera encouragée par l'abbé Étienne Drioton (qui plus tard remplace Pierre Lacau à la tête du service des Antiquités), et entre au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre en 1936. Première femme nommée au poste de pensionnaire de l'Institut français d'Archéologie orientale, dirigé à l'époque par Pierre Jouguet, le beau-père de Jean-Philippe Lauer, elle est également la première à diriger un chantier de fouilles en 1938.

Sauvetage des monuments de Nubie

La construction du nouveau barrage d'Assouan allait devenir la grande affaire de sa vie. Certains  monuments vont purement et simplement être engloutis et perdus à tout jamais, parmi lesquels les temples d'Abou Simbel. L’UNESCO demande aussitôt à Christiane Desroches-Noblecourt, alors conservateur des Antiquités égyptiennes du Louvre, d’établir un inventaire de tous les monuments menacés. En second, il faudra trouver les fonds nécessaires à une aussi colossale entreprise.

Le 8 mars 1960, Christiane Desroches Noblecourt, en compagnie de Sarwat Okasha, ministre égyptien de la culture, lance un appel solennel à la solidarité mondiale depuis la tribune de l’UNESCO. En plus des quatorze temples qu’il faut déplacer, il s’agit de procéder à des fouilles de toute urgence, sur des sites qui seront recouverts par des dizaines de mètres d’eau et qui n’ont été que très peu étudiés en détail.

En pleine guerre froide, cinquante pays vont contribuer à sauver ces monuments qu’on classe au patrimoine de l’humanité, car ils font partie de l’héritage de toutes les nations. Philæ, Kalabcha, Ouadi es-Séboua, Dakka, Derr et d'autres sites sont déplacés, dont les plus connus sont les temples d'Abou Simbel. Il faudra vingt ans pour mener à bien ces sauvetages, et ces vastes chantiers peuvent être qualifiés de pharaoniques par leur démesure, et l’inscription du petit temple de Néfertari s’y applique à merveille : « Jamais pareille chose ne fut faite auparavant ».

Le sauvetage des monuments de Nubie va avoir des conséquences inattendues. La première est une amélioration des rapports franco-égyptiens, après la désastreuse intervention du Canal de Suez, qui se traduit en 1967, par l’organisation d’une exposition Toutânkhamon au Louvre, avec 1 240 000 visiteurs, ce qui constitue alors un record jusqu’en 1993.

En 1976, l’exposition Ramsès II à Paris compte (1 200 000 visiteurs), accompagnée du sauvetage de la momie du plus connu de tous les pharaons, et celle d'Amenhotep III, en 1993, beaucoup moins fréquentée.

Enfin, dernière conséquence pour le Louvre, le gouvernement d'Anouar el-Sadate, qui a succédé à Nasser, décédé deux ans plus tôt, en remerciement de sa contribution au sauvetage des monuments de Nubie, offre le buste d'Amenhotep IV, plus connu sous le nom d’Akhénaton.

En 1984, grâce à la donation de Germaine Ford de Maria et assistée de Christian Leblanc, elle déblaye et aménage la Vallée des reines. Plus de 100 sépultures sont enregistrées et explorées.

Elle a consacré la dernière partie de sa vie à l'écriture et ses recherches portaient essentiellement sur le symbolisme. On le lui a souvent reproché. Une erreur d'interprétation car elle s'élevait avec véhémence contre "ces charlatans qui s'enrichissent en vendant de l'Égypte ésotérique" : "symbolisme ne signifie pas occulte !" disait-elle.

Celle qui aimait tant l'Egypte a rejoint le royaume d'Osiris après une longue vie consacrée à sa passion: "Il ne faut pas aborder ce pays avec des idées reçues, disait-elle, mais le laisser parler sans s'exprimer à sa place".

Pour la réécouter en podcast sur France Culture, cliquez ICI

Christiane Desroches-Noblecourt est l’auteur de nombreux ouvrages :

  • Le style égyptien, Larousse, coll. « Arts, Styles et Techniques », 1940 ;
  • Avec K. Michalowski, Tell-Edfou 1939. Fouilles franco-polonaises, III, IFAO, Le Caire, 1950 ;
  • L'art égyptien, PUF, 1962 ;
  • Toutânkhamon, vie et mort d'un pharaon, 1963 ;
  • Peintures des tombeaux et des temples égyptiens, Paris, Flammarion, coll. « Le Grand art en livre de poche », 1962 ;
  • Vie et mort d'un pharaon, Toutânkhamon, Paris, Hachette, 1963 (réimpr. 1976) ;
  • Toutânkhamon et son temps, Petit Palais, Paris, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1967 ;
  • Avec C. Kuentz, Le petit temple d'Abou Simbel (2 vol.), Le Caire, 1968 ;
  • Avec Cyril Aldred, Jean-Philippe Lauer, Jean Leclant et Jean Vercoutter, Le temps des pyramides, Paris, Gallimard, coll. « L'univers des formes », 1978 ;
  • Avec C. Aldred, P. Barguet, J. Leclant et H.W. Müller, L'empire des conquérants, Paris, Gallimard, coll. « L'univers des formes », 1979 ;
  • Avec C. Aldred, F.  Daumas, et J. Leclant, L'Égypte du crépuscule, Paris, Gallimard, coll. « L'univers des formes », 1980 ;
  • Avec J. Vercoutter, Un siècle de fouilles françaises en Égypte 1880-1980, Le Caire, IFAO, 1981 ;
  • Avec L. Balout et C. Roubet, La momie de Ramsès II, Paris, Museum national d'histoire naturelle, 1985 ;
  • Le grand pharaon Ramsès II et son temps, Montréal, Palais de la Civilisation Montréal, 1985 ;
  • Les zélateurs de Mandoulis et les maîtres de Ballana et de Qustul, Le Caire, IFAO, coll. « Mélanges Gamal Eddin Mokhtar », 1985 ;
  • La femme au temps des pharaons, Stock, 1986 et 2001 ;
  • La grande Nubiade ou le parcours d'une égyptologue, Stock, 1992
  • À propos de la nouvelle tombe de la Vallée des Rois, Paris, coll. « Archéologia n°314 », 1995, p. 4-6 ;
  • Amours et fureurs de la lointaine, Stock, 1995 ;
  • Ramsès II, la véritable histoire, Pygmalion, 1997
  • Toutânkhamon, Pygmalion, 1999 ;
  • Le secret des temples de la Nubie, Stock, 1999 ;
  • La reine mystérieuse Hatchepsout, Pygmalion, 2002
  • Sous le regard des dieux, Albin Michel, 2003 ;
  • Symboles de l'Égypte, Desclée de Brouwer, 2004 ;
  • Le fabuleux héritage de l'Égypte, Télémaque, 2004 ;
  • Le secret des découvertes, Télémaque, 2006 .

jeudi, 02 juin 2011

The “big chief” des antiquités égyptiennes somme les archéologues de se plier aux exigences du protocole.

Suite à l'annonce faite par la BBC d'une émission de télévision faisant état des résultats des travaux du docteur Sarah Parcak (http://djeserdjeserou.blogs-de-voyage.fr/archive/2011/05/...),  Zahi Hawass rappelle qu'aucune annonce ne doit être faite avant d'être vérifiée approuvée par SON ministère. Il rappelle  que « il est interdit pour quiconque d'annoncer une découverte avant la notification et obtenir l'approbation du ministère d'Etat des Antiquités » et ajoute que ceci est fait pour « s'assurer que les découvertes et les annonceurs sont bien réels et ont été vérifiés » Il ajoute que si on laissait les missions annoncer elles-mêmes leurs découvertes, de nombreuses fausses allégations seraient propagées (NDA : ce qui bien sûr n'est jamais le cas quand les « nouvelles » viennent de ZH lui-même !!!).

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Ainsi, toujours selon lui, la BBC rapporte, sans le consentement  du Ministre, que 17 nouvelles pyramides ont été découvertes, alors qu'aucune mise au jour importante n'a été faite depuis vingt ans. Ce qui est bien hasardeux selon ZH qui rappelle que l'identification de certaines formes vues sur les images satellites n'est pas aisée, et que seules des fouilles peuvent la confirmer. Certes...

Il y a quelques mois des images satellite de la nécropole de Saqqara Sud ont révélé l'existence de trois importantes structures. L'inspection archéologique a révélé que ce sont les restes de trois pyramides précédemment fouillées par l'égyptologue français (sic - pardon à la Suisse !), Gustave Jéquier (1868-1946). L'une de ces trois pyramides est celle de Khendjer, un  roi de la XIIIe dynastie. « Dans les vingt dernières années, en outre, ajoute-t-il, deux nouvelles pyramides ont été découvertes par mes équipes archéologiques à Giza, près de la pyramide de Khéops et à Saqqara, près de la pyramide de Téti. La base d'une nouvelle pyramide à degrés, dont on ignore pour l'instant le nom du propriétaire,  a été mise au jour et les fouilles sont en cours. »

 Le chef de la mission, Sarah Parcak, et Harvey Lilley, le producteur de l'émission de la BBC ont présenté leurs excuses au Ministre égyptien qui rappelle qu'il est responsable de la protection des antiquités d'Égypte. Il appelle les agences de presse à informer le Ministère afin de vérifier si leurs allégations sont justes afin, dit-il, de « ne pas tromper le public » (sic).

C'est vrai, quoi ! Rappelons-nous qu'ont été déclarées conformes la momie d'Hatchepsout (un morceau de dent dans un coffret au nom d'Hatchepsout non inscrit dans un cartouche) et la momie de Ramsès I, très très discutable, pour ne citer que ces deux exemples. Et le masque de Marc-Antoine retrouvé soi-disant sur le site de Taposiris Magna (photographié dans la main de ZH, qui a très vite disparu de son blog car identifié comme celui ayant été mis au jour par un archéologue tchèque des années auparavant...) On n'a pas fini de rigoler...

PS. Merci à S. de m'avoir signalé la bourde (encore une)  de Z. qui a qualifié Jéquier de Français ! Il est vrai qu'il a fouillé avec Maspero, donc une équipe française...

mercredi, 27 avril 2011

Un nouveau colosse d'Amenhotep III

Une statue colossale de treize mètres de haut a été découverte en sept morceaux sur la rive ouest de Louqsor, sur le site du temple d'Amenhotep III. Cette statue en quartzite fait sans doute partie d'une paire qui flanquait autrefois l'entrée nord du temple. Les blocs sont en restauration pour permettre la réérection du colosse dans sa position originelle. La tête de la statue manque encore à l'appel mais les archéologues poursuivent les fouilles et ont bon espoir de la retrouver. Zahi Hawass a précisé que le couple de statues avait été découvert par Labib Habachi et Gerhard Haeny dans les années 70 et que ces égyptologues en avaient fait le rapport et le relevé avant de les abandonner sur le site en les enfouissant dans le sable. (Pour une fois, il ne dit pas que c'est SA découverte !)

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© Abdel Ghaffar Wadgy

L'archéologue Abdel Ghaffar Wagdi, qui supervise les fouilles, ajoute qu'au cours de la nouvelle mission, deux autres statues ont été mises au jour, l'une représentant le dieu Thot sous forme de babouin, l'autre représentant Sekhmet, déesse à tête de lionne. Cette dernière est en granit noir et mesure 1,85 m. Elle fait partie d'une grande série de statues dédiées à cette déesse retrouvées sur ce site.

dimanche, 10 avril 2011

RIEN QUE DES JALOUX...

Réintégré dans ses fonctions de Ministre des Antiquités par Esram Sharaf, chef du gouvernement égyptien, Zahi Hawass est bien décidé à remettre de l'ordre dans son domaine. Faire cesser les pillages, sécuriser les sites, restaurer son image fortement ternie par les medias et rouvrir au touristes les musées qui avaient été provisoirement fermés ou dont l'ouverture avait été reportée. Aux accusations portées contre lui, il répond qu'elles sont toutes fausses, que ce sont des propos proférés par des personnes jalouses de sa position et qui briguent son poste. Mais il ne peut pas "vivre loin des antiquités et les antiquités ne peuvent pas se passer de lui" comme il l'affirme dans cette allocution:

Le vieux lion reprend du poil de la bête...

jeudi, 31 mars 2011

Le retour...

Coucou le revoilou

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Al-Ahram confirme qu'on a persuadé Zahi Hawass de revenir au gouvernement comme Ministre des Antiquités. Il faut dire qu'il a tout fait pour qu'on le lui demande... Sera-ce une bonne chose, alors qu'il semble ne pas faire l'unanimité dans les rangs mêmes des égyptologues égyptiens ? L'avenir le dira... Espérons seulement qu'il mettra fin aux pillages et qu'il remettra de l'ordre - en douceur - sur les sites squattés par de nouvelles habitations. Espérons aussi qu'il cessera ses éternelles demandes de retour des pièces archéologiques qui se trouvent à l'étranger. Espérons aussi que la lumière sera faite sur le vol commis au Musée du Caire ...

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